La Paix

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Traduction
traduit de l'allemand par Joseph Delage et Cécile Knoertzer
Collection
Parution
Novembre 2006
ISBN
2915727112
Pages
352

En Allemagne, à la fin de la guerre de 1914-1918, travailleurs, matelots et soldats s'insurgèrent contre un régime qui les avaient livrés pendant quatre ans à l'enfer des tranchées. Dans tout le pays, des comités de soldats et d'ouvriers se créèrent. Cette révolution chassa l'Empereur - le Kaiser - et institua la République. Mais très vite, la révolution politique se transforma en tentative de révolution sociale.
La Paix est le récit de ces événements tels qu'ils se déroulèrent dans une petite ville allemande. Le roman s'ouvre avec la chute de l'Empereur. Le narrateur, un lycéen de seize ans qui veut tout comprendre, croise divers personnages qui sont autant de reflets de cette Allemagne en révolution : le militant révolutionnaire spartakiste Adalbert König, dévoué à la cause de l'émancipation ouvrière, l'avocat Hoffman, politicien roué, partisan de la république bourgeoise que la social-démocratie met en place après l'effondrement de l'empire allemand, l'industriel Ziel enrichi par la guerre, le chef comptable Klein respectueux de l'empereur et de la hiérarchie, l'intellectuel individualiste Max Frey, aussi prompt à suivre la révolution qu'à l'abandonner à la première difficulté...
Les personnages du roman d'Ernst Glaeser ne sont ni à la tête de la révolution, ni au cœur du foyer révolutionnaire. Ils en sont les protagonistes. Et l'auteur nous fait vivre au jour le jour, les joies, les haines ou les désespoirs de ceux qui furent entraînés par le mouvement révolutionnaire, ou au contraire, les sentiments des réactionnaires, des nationalistes, des possédants, des hauts officiers, de ceux qui étaient viscéralement hostiles à tous qui se révoltaient. A travers ce roman, le lecteur français découvrira une partie largement méconnue de l'histoire du peuple allemand.
Le roman La Paix fut écrit en 1929. Sa traduction connut un grand succès en France dans les années trente. Quelques années plus tard, les nazis arrivés au pouvoir livraient les romans d'Ernst Glaeser au bûcher.